jeudi 23 mai 2013

Le joli mois de mai

J’entends la voix de James Stewart à la radio, dans le magasin du coin de la rue. Ca parle amour et mariage. Dans ce registre, il y a eu du parfum, un film chinois qui promet des lectures à venir, une odeur de figuier, les petites crevettes grises au kari Gosse (ce kari, c’est l’histoire d’un pharmacien alréen, il y a bien des années … Ce qui me ravit, c’est d’acheter une poudre magique et alimentaire dans une pharmacie bretonne) sur un lit de crème de panais, une purée de céleris – châtaigne parfumée à l’huile sésame,  des fromages à tomber de chez Betty, du champagne et du vin (un divin Pic saint loup), les mignons petits gâteaux (dont un surmonter d’un petit carré de chocolat rose et blanc que j’aurais bien porté en bijou) que nous avons grignotés assis dans le salon  tout en parlant de l’avenir, de la jeunesse et de ce qu’on attend de l’art. Et j’ai eu le droit de voir les nuits de la pleine lune, parce que c’est mon préféré de tous (enfin, en certaines circonstances, dont celle d’hier soir, quelque chose qui a avoir avec le temps qui passe).
Dans la tourmente climatique de ce printemps, je porte une écharpe d’hiver et vais pieds nus dans mes basket au fil brillant et au ruban en guise de lacet. Ainsi, j’ai froid aux pieds et chaud à la tête, ce qui traduit bien l’état du moment, un peu entre deux, envie et attente … L’attente immobilise, le froid aussi, il va être temps de bouger, de sortir, de respirer dehors, bientôt, bientôt …
Je retourne à ma lecture : "Elle hoche la tête : peut-être a-t-elle faim. Oui, c'est peut-être ça. Elle ne sait pas bien. Elle dit : ..."
Vous voyez ? 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire