dimanche 7 septembre 2014

un lundi 1er



Semaine 36

Un lundi premier, c’est bien pour commencer à reprendre les bonnes habitudes.
Elles seraient de l’ordre de trouver un arrangement avec le temps qui passe trop vite et cette impression de courir après (quoi ?) sans jamais le rattraper. Il s’agirait donc d’arriver à être dans l’instant et non dans celui d’avant, d’après. Un exemple très septembre : être dans le livre qu’on lit sans déjà penser au suivant.
Hors rentrée littéraire, je lis : « la nostalgie doit céder sa place à un autre sentiment qui donne au présent sa plénitude, et ne l’entraîne pas vers le regret. » ou « ce pli bienveillant vers le présent. » Voilà, je voudrais que maintenant, ce soit comme ça, être dans ce pli.
Comme dans un silence de John Cage.  Etre dans le silence du monde, c’est être exactement au monde.

Mercredi : ne rien avoir à écrire, mais écrire cela, comme parfois on recopie une page qu’on aime bien, pour lancer la machine.
Vers seize heures dans le petit bureau qui n’en est pas un mais plutôt une petite cuisine dans laquelle il serait bien compliqué de faire à manger, j’entends l’orage.

Bon, sinon, jeudi, j’ai acheté un pantalon bleu pétrole. Et j’ai appris un mot nouveau : yolo (you only live once).

Et maintenant, je porte parfois des lunettes ! Je les ai choisies chez un créateur, ce qui m’a valu d’être complètement dévisagée par une jeune fille dans le métro ! Je ne sais pas trop quoi en penser. Du coup, nous échangions subrepticement des coups d’œil, aussi étonnée l’une que l’autre, je pense.

Une plante urticante m’a attaquée dans mon jardin. J’ai immédiatement demandé à f. de me rendre les appartements, la ville, la civilisation. Il dit que c’est trop tard et que plus jamais je ne m’y ferai, mais je sens bien que si.

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